MOTU
PROPRIO ( Suite )
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4. A la racine de cet acte schismatique, on trouve
une notion incomplète de la Tradition. Incomplète parce qu'elle ne tient pas suffisamment
compte du caractère vivant de la Tradition qui, comme l'a enseigné clairement
le Concile Vatican II, " tire son origine des apôtres, se poursuit dans
l'Eglise sous l'assistance de l'Esprit-Saint : en effet, la perception des
choses aussi bien que des paroles transmises s'accroît, soit par la
contemplation et l'étude des croyants qui les méditent en leur cœur, soit par
l'intelligence intérieure qu'ils éprouvent des choses spirituelles, soit par la
prédication de ceux qui, avec la succession épiscopale, reçurent un charisme
certain de vérité ".
Mais c'est surtout une notion de la Tradition, qui
s'oppose au Magistère universel de l'Eglise lequel appartient à l'évêque de
Rome et au corps des évêques, qui est contradictoire. Personne ne peut rester fidèle
à la Tradition en rompant le lien ecclésial avec celui à qui le Christ, en la
personne de l'apôtre Pierre, a confié le ministère de l'unité dans son Eglise.
5. Devant une telle situation, j'ai le devoir
d'attirer l'attention de tous les fidèles catholiques sur quelques points que
cette triste circonstance met en lumière.
a) Le
résultat auquel a abouti le mouvement promu par Mgr Lefebvre peut et doit être
une occasion pour tous les fidèles catholiques de réfléchir sincèrement sur
leur propre fidélité à la Tradition de l'Eglise, authentiquement interprétée
par le Magistère ecclésiastique, ordinaire et extraordinaire, spécialement dans
les conciles œcuméniques, depuis Nicée jusqu'à Vatican II. De cette réflexion,
tous doivent retirer une conviction renouvelée et effective de la nécessité
d'approfondir encore leur fidélité à cette Tradition en refusant toutes les
interprétations erronées et les applications arbitraires et abusives en matière
doctrinale, liturgique et disciplinaire.