La Cathédrale Saint Etienne de BOURGES
La
Cathédrale actuelle a remplacé successivement: un palais Romain ( du sénateur
Léocade ), puis trois églises romanes, dont la dernière du XIIème siècle.
Elle a été construite assez rapidement
( moins de 100 ans ) et présente de ce fait une harmonie d’ensemble assez
remarquable.
La Cathédrale de Bourges,
construite dans cette ville royale, était également un atout important, puisque
l’archevêque de cette ville était primat d’Aquitaine, province alors très
étendue.
Commencée en 1192 par Henri de
Sully, poursuivie par Guillaume de Dangeon ( qui sera canonisé peu après sa
mort ) vers 1200, elle sera achevée vers 1260, et finalement consacrée en 1324.
La tour Nord, parfois appelée, à
tort, la « Tour de beurre », s ‘écroulera en 1506 et sera
rapidement reconstruite. Quant à la tour Sud, fragilisée quelques années après
sa construction, elle se verra consolidée par un ensemble composé d’une arcade
et d’un pilier boutant aussi imposants qu’exceptionnels.
L’Edifice est sans transept; la
hauteur sous nef est de 37 mètres.
Parmi les
éléments les plus remarquables, on peut citer :
v
Les cinq portails de la façade occidentale, respectivement
dédiés :
Au jugement dernier
A St Guillaume,
archevêque de Bourges
A St Etienne , patron de la Cathédrale
A St Ursin, premier évêque de Bourges.
v
Les vitraux d’abside du XIIIème siècle ( 1215 à 1225
) qui sont pour certains, bien
connus :
Verrière du mauvais riche,
Verrière du Bon Samaritain,
Verrière de l’Enfant prodigue.
v
La verrière dite du grand housteau qui a été offerte par le duc Jean de Berry.
v
Le Jubé ( Jube domine benedicere ,
« Veuillez, Seigneur, me bénir » ) : en pierre du XIIIème siècle,
chef d’œuvre gothique, supprimé en 1757,
est exposé, après son retour en
1994 du Louvre , dans l ‘église basse.
v
L’horloge astronomique datée de 1424 , rénovée récemment.
v
Des peintures murales intéressantes découvertes depuis peu
dans une chapelle latérale.
Enfin, important pour l’avenir: Inscription
au Patrimoine mondial de l’UNESCO en fin 1992